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Un conte de Pierre Alventosa

 

Synopsis

Conversations avec un chêne

Un arbre s'adresse à nous, il parle de ses aspirations, de ses désirs et étonnements 

Le projet est en cours. Il s'agit d'un conte : il alterne photographies en N&B et textes. Il prendra la forme d'un livre, une vidéo, une pièce de danse... Date de fin de projet pour sa phase 1 : 30 juin 2027.

 

La trame : les dialogues entre un vénérable grand chêne et des promeneurs qui viennent à sa rencontre, des artistes, une chamane, un photographe...

 

Résumé : Le vieux chêne apprend à découvrir que les femmes et les hommes qu'il rencontre sont chacuns remarquables. Mais l'Humain est en train de s'autodétruire. Sur notre belle planète Terre, une nouvelle forme de Vie apparaîtra.... 

 

Voici quelques extraits :

 

Ch. 1 - La première rencontre avec le grand vénérable 

Nadja était en train de créer une pièce de danse " La timidité des cimes "... La chorégraphe trouvait parfois son inspiration en forêt. Elle s’y ressourçait. Elle y croisa un chêne vert à troncs multiples et y grimpa à mi-hauteur. Elle posa sa joue sur le tronc du chêne et écouta. Celui-ci se mit à bruisser sur une partie de sa ramure. Cela attira son attention et elle regarda dans cette direction.  

Elle aperçut un grand chêne : Lui. Lui devait être centenaire, peut-être même plus, il était vraiment élevé. Elle abandonna son perchoir et s'en fût vers lui pour photographier le géant à l'aide de son smartphone. 

Nadja LARINA - Chais du Terral - St Jean de Vedas - Languedoc

Ch2 - Rester ou partir ?

 L'arbre lui déclara ceci : " Je vis depuis très longtemps dans cette forêt. On dit de moi que je suis un chêne séculaire. C'est-à-dire que l'on pense que je suis un très vieil arbre mais on ignore mon âge véritable. Pour le connaître exactement, il faudrait me trancher le tronc et compter mes cernes de croissance. Je ne suis pas sûr que cette manipulation m’apportât beaucoup de satisfactions, si ce n'est celle d'être, pour partie, emporté loin de mon implantation et découvrir le Monde. Mais mes proches, animaux et végétaux, ces terres et ces roches, me manqueraient. Tout ce que je perçois passant sur l’allée, que je borde, ne me rassure pas vraiment.

Dans cette forêt, entouré de mes amis, j'ai appris à apprécier le monde. Mais mon point de vue reste relativement figé : je ne perçois de l'Univers que ce qui m'entoure, tout près, tout proche mais cependant j’entrevois un début de compréhension de ce qui peut exister au-delà de la canopée. C'est cette compréhension partielle, acquise au fil des ans, des siècles, que j’aimerais élargir. 

Le sol semble comporter deux types d’horizons : un horizon en aval et un horizon au-delà des collines. Il y a aussi ces activités humaines sur le chemin. Généralement les personnes, les véhicules motorisés et tapageurs, car on voit beaucoup moins de charrettes depuis très longtemps, arrivent du haut du chemin. Ils finissent par repasser en arrivant de l’aval : ce chemin doit être une voie sans issue. Ils ne semblent pouvoir faire que des aller-retours. Deux voitures blanches, une petite et une plus grande, prennent toutefois le temps de passer le soir vers le bas de la voie et remonter le lendemain matin venu. À certains moments, ils ne repassent pas le lendemain matin mais le surlendemain. Certains jours, certaines périodes, ils semblent faire des allers-retours à l'intérieur même d'une même journée. Un buis, qui est le sage respecté de notre forêt, appelle cela le week-end. Il est également très vieux mais bien plus petit que moi.

 

Chêne pubescent - St Paul et Valmalle - Languedoc

Ch 3 - L'Olivier

Nadja revint plus tard rendre visite au grand sage. Il lui dit alors son admiration envers les oliviers : " Il est un arbre qui aura été le compagnon des humains depuis des millénaires : l'Olivier. L'Olivier a su accompagner l'Humain depuis des temps immémoriaux. Il a connu les chasseurs-cueuilleurs avant même qu'ils n'imaginent orner des roches et des cavernes de leurs oeuvres peintes. Il les a choisi pour leur offrir ses fruits riches et généreux.

 

La Femme de Néanderthal, on parle beaucoup de l'Homme de Néanderthal mais peu de sa compagne, a compris comment presser les fruits pour en retirer l'huile de la pulpe. 

 

La Femme de Néanderthal était libre, autonome, créatrice... Elle choisissait ses amants et leur laissait le soin de s'occuper des enfants, tant elle était occupée par ses mille projets. Grâce à elle, l'Humanité accomplit de grands projets.

Ch 4 - Le Hêtre 

 

Sur le Massif sacré des Cévennols, il existe un site qui est une plateforme au-dessus de l'applomb de la Cascade d'Orgon, nul n'a gardé la mémoire de l'origine de l'appelation du lieu. Peut-être Orgon était-il quelque divinité wisigothe ? 

 

Une petite rivière y coule gardant le lieu frais même par les grandes chaleurs. La végétation y est différente de celle du restant du massif à la conjonction des influences méditerranéenne et atlantique.

 

Céline découvrit ce bel hêtre au milieu d'une clairière. Il était fort et charpenté.  Elle se rapprochat du beau spécimen, bien plus robuste que les autres hêtres de cette forêt, probablement bien plus vieux.

 

Deux jeunes randonneurs passèrent par là, elle les salua et leur demanda : " Savez vous de quel arbre il s'agit ? ". Le jeune homme rétorqua : " Je ne sais pas mais ce doit être un arbre à druides ". La jeune fille susurra " Peut-être un hêtre... ". Céline ferma les yeux et écouta. La sève semblait couler sous la mousse et elle perçu les battements du coeur de cet hêtre.

Ch 5 - La mort du vieil amandier

Il était un très vieil amandier au tronc massif, juché sur un talus au bord des vignes. Lorsqu'il était en fleurs, il faisait l'admiration des passants qui cheminaient sur la route à proximté. Ses amandes étaient douces mais personne ne les cueillait depuis des années. C'étaient les familles de sangliers qui s'en régalaient.

 

Après de longues pluies surgit une tempête venue des fins fonds  de l'Atlantique. Il plia et finalement se déracina de la terre meuble et il se brisa en tombant. Sa mort était survenue en pleine floraison.

  

Tempête Nils - Mèze (FR-34) 

La fée Lilia aimait le parfum mélifère des fleurs d'amandier. Jusqu'alors elle avait pris l'habitude de se mêler aux branches de cet amandier et de s'y jucher pour observer les terres alentours, profiter des rayons de soleil de la fin de l'hiver.  

 

Si un intrus s'approchait, elle se transformait en héron et filait.

 

Depuis la tempête, un grand héron tournait en rond par là et ne retrouvait pas son perchoir d'observation.

 Lilia - Valras - Grande Aigrette - Etang du Bagnas (FR-34) 

Ch 6 - Méditation au pied du chêne-liège

Cet éminent chêne-liège portait un nom : la Pubilla de Massanet. Ses branches ressemblait effectivement à la crête d'une huppe, cet oiseau joyeux des garrigues odorantes de la Méditerranée. Il avait plus de huit cents ans et son tronc marron portait les traces de siècles de collecte de son écorce en liège.

 

La pubilla avait une réputation de lieu de sorts heureux adressés aux mortels par une bruixa, une gentille sorcière. Les amoureux venait lui rendre visite pour y prononcer des voeux d'amour éternel...

 

Dany se livrait là à des postures de méditation, on pouvait l'y rencontrer.

 

Dany - GR 11 Darnius - Catalogne

Ch 7 - Des séquoias inattendus

 

 

Au XIXème s.  les troupeaux étaient en passe de détruire toute végétation sur ce massif. L'érosion dûe aux vents et aux orages violents de fin d'été, entrainait la disparition des sols. Il fallait fixer les terres pour ne pas se retrouver avec une montagne arride, faite seulement de sables apauvris, de roches de schiste et de granite.

 

Lorsqu'il fut entrepris de reboiser ces lieux, les scientifiques entreprirent de tester plusieurs essences d'arbres. Le mont Aigoual présente donc des arboretums d'arbres insolites pour ces latitudes.

 

Parmi eux, sur les versants sud et sud-ouest, à l'abri du Mistral, des séquoias venus du bout du Monde, du pays des Amérindiens, trouvèrent l'expérience fort à leur goût et prospérèrent jusqu'a atteindre des hauteurs de 40 mètres.

 

C'est là que Carla, l'augure de cette forêt, peut venir incanter les esprits de ces géants et danser à l'ombre de leur ramure, pour connaître les présages, qu'immanquablement ils délivrent. Ils n'étaient plus très optimistes sur les temps à venir.

 

La bienveillance de ces colosses lui permettait de trouver tout de même paix et sérénité malgré ces prédictions peu encourageantes.

 

Arboretum de Puéchagut - Mont Aigoual (30-Fr)

Ch 8 - Rencontre avec la Femme-Ramure

A l'orée d’un bois de pins maritimes, proche d’Aigues-Mortes, m'apparût une femme ramure. Quand je la vis, elle semblait faire corps avec les arbres à l’écorce rousse. Elle devait me suivre subrepticement depuis quelques temps. De mon côté, je fus un peu surpris de son apparition imprévue, je ne l’avais pas perçue arriver.

 

Qui pouvait-elle être ? 

Ch 9 - Les chevaux l'écoutaient

Epona apparut à l'orée du bois. Elle avançait accompagnée par  un grand cheval [...]  Elle le tenait par la bride.

 

Ce fut lui le premier qui me vit de loin. Il pointa ses oreilles en ma direction.

 

Ils semblaient tous deux en symbiose, marchant d'un même élan, d'une même respiration. De loin, les parties en laiton de son harnais brillaient au solei de mai. Une amulette était présente au cou de la nouvelle venue.

Et puis, qques idées... pour ne pas les perdre de vue :

La cérémonie  au peuple des rochers

Le lac disparu des Aygues

Dans le Larzac, au milieu des dolomies ruiniformes, il est un lieu de paturage des brebis, qui se transforme en lac provisoire de plusieurs hectares, au moment des fortes pluies. L'été venu il aura disparu.

 

Il n'apparait pas tous les ans.

  

Larzac - Commune Les Rives  (FR-34) 

" Dis... C'est quoi la Mer ? "

L'arbre disait " Je n'ai jamais vu la Mer.

 

Il demanda : " C'est quoi la Mer ? " 

 

 

 

  ... à compléter...

 

Camargue - Dunes et ganivelles en bois de chataignier

Nadja LARINA - Méditerranée en novembre

Les châtaigniers tronqués des mines de charbon 

 

Pour le promeneur amoureux des arbres, il existe un lieu hors du commun. Il se nomme l'arboretum d'Espaze. Il est voisin des mines de charbon de Graissessac, dans Les Causses des Monts d'Orb. Exploitées de 1770 à 1993, elles sont désormais abandonnées et vouées au seul tourisme.

 

La forêt, traversée par les ruisseaux d'Espaze et de la Roumégouse, était habitée par quelques mas, aujourd'hui en ruine. Elle présente de très nombreux troncs d'arbres coupés à hauteur d'homme. Ils ont de larges troncs, nus et lessivés par le temps et nulle part alentours on ne voit d'arbre encore debout qui aurait leur physionomie, leur taille. 

 

Qu'est-il advenu à ces géants ?

 

 

   

Arbortum d'Espaze - Camplong (FR-34) 

Fanstasmes et fantômes en forêt.

 

Dans le massif de l'Aigoual en Cévennes, il existe un lieu où rares sont les promeneurs à s'arrêter. La route y passe par un col, au carrefour de la départementale qui mène, plus en amont, vers le col du Minier et du chemin qui permet d'accéder au haut des cascades d'Orgon.

 

A ce col, les gens passent et ne s’arrêtent que rarement, nul point de vue sur la vallée, aucun attrait pour les touristes, si ce n’est l’accès à quelques sentiers à champignons. Ce n’est pas la saison des champignons, ni de quoique ce soit. 

 

Hêtraie - Col de la Broue - Cévennes

C’est l’hiver. La route des cascades est fermée. Est-ce la neige, un glissement de terrain, des arbres couchés qui obstruent la route ? Cet homme ne peux continuer en voiture. L'administration responsable de la gestion des routes en a décidé autrement. Il est au col de la Broue.

 

La « broue » signifie un occitan la bordure, la limite. Nous sommes en limite du haut de l’Aigoual. En deçà les dénivelés sont abrupts, la route présente plusieurs têtes d'épingle pour gravir la pente. Au-delà, ce sont les forêts vallonnées du massif. A l'époque du pâturage intensif, en ces lieux, les troupeaux ne dépassaient pas la limite du col. 

Et, également,  pour ne pas les oublier,

un extrait du bloc-notes :

 

Quitter le désert

 

 

 

La femme de Néanderthal quitte le désert pour des terres mieux accueillantes, mais avant cela elle passe se faire réaliser un portrait chez le photographe.

 

 

Anastasia essai de boddypainting tribal - Studio Alventosa - Montpellier 

Découvrir de nouvelles terres fertiles

 

 

 

Inventer des trajectoires, suivre des chemins, qui n'existent pas encore à travers des terres hostiles, franchir des cols, des ravins, des collines et même, parfois des montagnes... la destinée des premiers sapiens...

 

 

Chris Tine - Cirque dolomitique de Mourèze - Languedoc

Les chasseurs-cueilleurs deviennent cultivateurs

 

 

 

...par amitié pour René Lecosutre dit Flenn

K Nel - Champ de blé - Combaillaux - Languedoc

 L'arbre de la connaissance

Le vieux chêne dit : "Je t'ai indiqué au cours de cette conversation mes interrogations de vieux chêne quant à savoir si rester ou partir. Au cours de toutes ces années, mon entourage m'a conté bien des choses étonnantes sur la Vie et sur ce Monde, merveilleux au-delà des collines. Étant raciné dans ce bois, il me semble difficile de connaître tout du Monde, de l'Univers. Et puis le temps m'est compté et je suis certainement plus proche de ma fin que de ma naissance… il y a si longtemps. Mais il y a tout de même quelque chose qui m’interroge : l'arbre de la Connaissance.

 

C'est le vieux buis, ce sage dont je t'ai déjà parlé, qui m'expliqua qu'il est un arbre bien plus sage que nous tous et qui a trouvé le moyen de savoir pourquoi les étoiles brillent la nuit, pourquoi les loups hurlent, pourquoi les chevaux, comme les charrettes, ont disparu, remplacées par des machines bruyantes et fumantes, pourquoi après la mort du vieux vigneron ces terres sont restées à l'abandon, peu à peu envahies par les genêts et les pins d'Alep, ces arbres intrusifs et peu instruits des réalités de l'existence.

 

Cet arbre de la Connaissance pourrait nous dire comment ne plus souffrir des intempéries, du manque d'eau pour nos racines certaines années, du plaisir que nous avons à nous nourrir goulûment les temps où il neige. Comment reconnaître chez les humains qui est un homme et qui est une femme. Suffit-il qu'il pisse debout à nos pieds pour dire s'il est mâle ou femelle ? Pourquoi enfant grimpe-t-il dans nos branches et adultes il s’en dispense…

 

Nous comprenons beaucoup de choses de la Nature mais ces humains sont si difficiles à comprendre contrairement aux autres animaux de la forêt. Même les brutaux sangliers sont plus fins et subtils que les humains. Plus intelligents aussi. Si l’on me coupait pour faire de moi des planches, des meubles, voir une partie d'instrument de musique… un piano… une harpe…  alors, peut-être, parcourais-je les continents, les océans et croiserais-je cet arbre de la Connaissance ? Alors nous parlerions ensemble. Je l'écouterai. Il me dirait. "

 

Avec mes remerciements à Natalia Soreyn   

Concerto au pied d'un chêne

Violoncelle

Violon

Piano

Recital de Harpe

 

 

 

Le grand érable de la forêt de Roqueredonde a pris l'habitude de réclamer à Marie ses mélodies à 36 cordes.

 

Marie appréciait beaucoup cet érable de Montpellier, il lui rappelait les arbres du Québec. Même s'il était différent, avec ce climat méditérranéen des Monts d'Orb, son feuillage savait rougir à l'automne.

 

Son ombre était généreuse et appréciée.

 

Lorsqu'elle pinça les permières notes de sa harpe, une lègère brise fit bruisser les feuiles de l'arbre et l'ensemble des cordes se mirent à vibrer.

 

Le bel érable pensait qu'il pourrait un jour avoir une seconde vie et être transformé en instrument de musique.  

 

La harpe aurait aimé rester plus longtemps en ce lieu pour voir son bois de meurisier prendre racine, renaître et bourgeonner à nouveau.

 

La flûtiste

Une personne vint rendre visite au vieil arbre. Elle faisait métier de soigner l'esprit des gens, surtout des enfants dont les pensées avaient des difficultés en ce Monde. Elle avait des connaissances dans bien des sphères de la psychologie et, comme elle avait un peu parcouru la planête, elle acceptait d'entendre ce que les sciences de la Raison ne savaient analyser.

 

Elle avait reçu une flûte et en jouait épisodiquement. Elle s'approcha du tronc du vénérable chêne et commença à jouer. Les notes et son souffle pénétraient le vénérable. Contrairement à son acoutumée de converser avec les passants, l'arbre se taisait. Il inspirait la musique....

La femme vit l'arbre commencer à trésaillir, à mouvoir une grande branche au deux-tiers de sa hauteur, puis une autre, également dans le haut de sa silouette qui n'était déjà plus celle d'un végétal. Il prenait un nouvelle forme, un nouvel élan se faisait jour. Son bois se réchauffait et se transformait en chair, en cartilages, en os, en organes. Une nouvelle forme de vie l'animait. Une douce peau recouvrait déjà les branches qui se muaient. Surgissaient des pensées et naissaient des émotions... La femme distinguait aussi une jambe qui se dissociait du tronc.  L'arbre avait grand besoin de se dégourdir la ramure après ces siècles d'immobilité... Ses feuilles d'hiver s'envolèrent en raison de l'apparition d'une longue chevelure. Un visage se donnait à entrevoir en sa cime. Un corps reliait l'ensemble, parcouru de nouveaux flux si différents de la sève  initiale. 

 

Pour la premère fois, il ressentait une frilosité... Le duvet apparu sur ses nouveaux membres se hérissait. C'était donc cela d'avoir froid. Il neigeait.

Le vieux chêne découvre le rock' and roll

Il neige

Il neigea lontemps. La neige recouvrit toute la surface de la Terre.

 

Les armées non équipées pour ce nouveau climat s'immobilisèrent, leur armement bloqué, même le kérosène se gelait et empéchait les avions d'accomplir leurs oeuvres. Les missiles, pourtant prévus pour affronter les tempêratures de la stratosphère, ne prenaient plus leur envol car nombre de radars ne fonctionnaient plus sous l'épaisse couche blanche. Les satellites ne recevaient plus d'ordres des états-major.

 

Les centres de calcul des puissants s'effondrèrent sous le poids de la neige. 

Les arbres s'adaptèrent très satisfaits de cette manne de fertilisant. De nouvelles espèces apparurent. Des contrées entières devinrent fertiles et boisées. Des hybrides mi-végétaux, mi-animaux repeuplèrent les déserts redevenus fertiles...

 

Quant à l'Humain...

Epilogue 

 

Des siècles et des milliers d'années s'écoulèrent...  Il neigea tellement longtemps que toutes les contrées furent recouvertes. Des dépôts de glace les réunissaient désormais au-dessus des tropiques et formaient des passerelles qui permirent à certaines espèces de voyager d’un continent à l’autre… 

 

Le poids de la neige et de la glace compactées transformait jusqu'aux roches. Les calcaires, par endroit, là où se trouvaient d'énormes couches de gel, se transformèrent sous la pression en marbres éblouissants. L’activité volcanique se ralentit aussi. Ces contrées lumineuses seraient bien plus réfléchissantes ralentissant le réchauffement de la planète. Des temps lents se mettaient en œuvre. 

 

Les ours polaires redescendirent vers le Sud, jusqu'aux anciennes zones tempérées. Leur fourrure blanche les protégeait bien du froid et bien qu'ils rencontrèrent des difficultés à trouver de la nourriture, ils s’adaptèrent et ajustèrent leur régime alimentaire au nouveau climat [...]